Friday, October 17, 2014

Les melodies de la seconde guerre mondiale...

"Qu'on ne vienne pas me parler de la liberté de l'art" proclame Hitler en 1937. Lors de la seconde guerre mondiale, la musique était une précieuse perle d'or dont on ne pouvait se passer. Elle reflétait toutes sortes de pensées des nazis, des juifs, français ou autres. Pour le peuple d'Israël, la mélodie des poèmes transcrivait leur peur. Mais certaines chantaient l'espoir d'une flamme encore vivante dans leur coeur pour la redonner à leur frères du monde entier. Mais juifs ou non, ces gens étaient des héros, des résistants à qui on ne donne malheureusement peu d'importance. Avec ces chants, ils se soutenaient, intimidaient leurs ennemis. Pourquoi résistants ? Parce que la musique était considérée "dégénérée" et par conséquent interdite. Ceux qui la pratiquait était sur le champ déporté. La musique est devenu un enjeu politique. A cette époque, un véritable artiste n'était pas talentueux, mais se mesurait à la couleur de sa peau ou à sa religion. Ainsi les musiciens étaient sur liste noire. 
Sous le IIIe Reich, le peuple allemand se considérait comme le premier peuple musicien de la terre et Wagner était un héros car c'était un compositeur qui contribuait à la machine allemande de son plein gré. "Horst Wessel lied" de Wessel Horst est devenu l'hymne officielle du 3e reich "Bientôt des drapeaux d'Hitler voleront au dessus de toutes les rues".Mais comme je l'ai dit, il y avait le chant des résistants dont  une magnifique qui me donne des frissons quand je la lis ou l'écoute: Le chant des partisans de Mai 1943 à Londres de Kessel et Druon encore appelé La marseillaise de la résistance qui devient le chant de ralliement de la résistance française et même européenne.

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne
Ohé! partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang, et des larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades!
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades
Ohé les tueurs, à la balle ou à aux couteaux, tuez vite!
Ohé! Saboteur, attention à ton fardeau : Dynamite!
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
Il y a des pays où les gens, au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue, nous on crève.
Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe,
Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à la place.
Demain, du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes
Chantez compagnons! Dans la nuit la Liberté, nous écoute.

Chant de fraternité, de combat contre le chant des ténèbres , un appel à la résistance. 
Il y a encore d'autres chanson comme "le chant des marrais" de Esser pour ses paroles à coupler le souffle, et de Goguel pour sa musique où notre coeur s'étouffe. C'est devenue l'hymne européen de la déportation. 

D'ailleurs, je viens de connaitre le festival des voix étouffées. Je sais pas vous mais rien qu'entendre ça, j'ai le coeur qui se serre. Il veut en fait rendre l'honneur des compositeurs, les musiciens et artistes qui ont été victimes des nazis pendant la guerre. Le 17 novembre 2013, dans l'ancien camp de concentration de Struthof en Alsace, un concert incroyable a été donné par le Quatuor Psophos qui interprétait les oeuvres de Simon Laks survivant d'Auschwitz, et Viktor Ullman, dont la vie s'est envolée vers le ciel dans une chambre à gaz à Birkenau et dont les oeuvres sont malheureusement méconnues. Le thème de cette année sera la modernité: la musique d'un monde meilleur".

Et je voudrais terminé cet article par une histoire que j'ai lu et qui m'a particulièrement marqué. Il y a camp qui se nomme Stalag VIII-A, qui m'était inconnu jusqu'à aujourd'hui. Alors on peut dire que je le découvre en même tant que vous.Il y avait un homme qui s'appelait Olivier Messiaen. Musicien et compositeur français, il éprouvait une grande passion pour la nature et aux chants des oiseaux. Ce que je trouve fantastique est qu'il écrivait sur partition les mélodies qu'il entendait dans les arbres. Pendant qu'il était retenu dans la camps, un officier allemand va donner à Messiaen du papier sous forme de partition musicale et quelques crayons. Et dans le brouillard, le vent glacial et toutes les conditions horribles auxquelles il était soumise, il compose avec les instruments qu'il disposait: clarinette, violon, violoncelle aidé de henri Akoka, jean le Boulaire, et Etienne Pasquier. Et il écrivait uniquement grâce à l'audition de son coeur. Je ne suis pas en train d'inventée une légende aussi incroyable que cela puisse paraitre, mais raconte une fabuleuse histoire qui mérite d'être racontée. Le 15 janvier 1941, un peu avant la libération du compositeur, des officiers décident que l'oeuvre doit être jouée malgré les risques d'être prit. Pourquoi ? Surement pour recouvrer un peu d'humanité. Pour aider à se remémorer des bons souvenirs du passé. Enfin, c'est ce que je pense. En tout cas, on reunit ce jour là pres de 5000 personnes, toujours dans le vent glacial. Cependant, les les touches du piano de Messiaen ne voulaient pas se relever après qu'on les ait enfoncées, une des clefs de la clarinette d'Akoka a fondu près d'un poêle et le violoncelle de Pasquier n'avait que 3 cordes. Selon le compositeur, bien que la représentation était affreuse, ce fut sans doute un des plus beaux concerts auxquelles il a assisté.

Voilà, j'espère que ça vous a plus et que vous n'êtes pas trop triste, mais que vous en avez extrait les choses les plus positives. 

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